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Les poèmes sont des grappes d'images
Zitat von jipe am 30. März 2026, 3:50 UhrMagie de la nature, Paysages et paysans, Maurice Rollinat
Béant, je regardais du seuil d’une chaumière
De grands sites muets, mobiles et changeants,
Qui, sous de frais glacis d’ambre, d’or et d’argent,
Vivaient un infini d’espace et de lumière.C’étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques,
Des rocs pâmés de gloire et de solennité,
Des chaos engendrant de leur obscurité
Des éblouissements de forêts élastiques.Je contemplais, noyé d’extase, oubliant tout,
Lorsqu’ainsi qu’une rose énorme, tout à coup,
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.Un tel charme à ce point m’avait donc captivé
Que j’avais bu des yeux, comme un aspect rêvé,
La simple vision du ciel et des nuages !
Magie de la nature, Paysages et paysans, Maurice Rollinat
Béant, je regardais du seuil d’une chaumière
De grands sites muets, mobiles et changeants,
Qui, sous de frais glacis d’ambre, d’or et d’argent,
Vivaient un infini d’espace et de lumière.
C’étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques,
Des rocs pâmés de gloire et de solennité,
Des chaos engendrant de leur obscurité
Des éblouissements de forêts élastiques.
Je contemplais, noyé d’extase, oubliant tout,
Lorsqu’ainsi qu’une rose énorme, tout à coup,
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.
Un tel charme à ce point m’avait donc captivé
Que j’avais bu des yeux, comme un aspect rêvé,
La simple vision du ciel et des nuages !
Zitat von jipe am 6. April 2026, 4:47 UhrFrontons du palais de Chaillot, Place du Trocadéro et du onze novembre, Paris, Paul Valéry
Côté Musée de l’homme :
Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir
Côté Musée de la Marine :
Tout homme crée sans le savoir,
comme il respire.
Mais l’artiste se sent créer.
Son acte engage tout son être,
sa peine bien aimée le fortifie.
(photos prises en 2011)
Frontons du palais de Chaillot, Place du Trocadéro et du onze novembre, Paris, Paul Valéry
Côté Musée de l’homme :
Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir

Côté Musée de la Marine :
Tout homme crée sans le savoir,
comme il respire.
Mais l’artiste se sent créer.
Son acte engage tout son être,
sa peine bien aimée le fortifie.
(photos prises en 2011)
Zitat von jipe am 13. April 2026, 5:12 UhrLes fils d'Adam (Bani Adam), Le Jardin des Roses / Golestan, Saadi, trad. Orang Gholikhani
Les hommes font partie du même corps.
Ils sont issus de la même essence.
Si le destin faisait souffrir l'un des membres.
Les autres n’en auront pas de repos.
Toi qui es indifférent aux malheurs des autres.
Tu ne mérites pas d'être nommé un Homme.La traduction en anglaise de ce poème figure à l'entrée de l'immeuble de l’ONU à New York.
Les fils d'Adam (Bani Adam), Le Jardin des Roses / Golestan, Saadi, trad. Orang Gholikhani
Les hommes font partie du même corps.
Ils sont issus de la même essence.
Si le destin faisait souffrir l'un des membres.
Les autres n’en auront pas de repos.
Toi qui es indifférent aux malheurs des autres.
Tu ne mérites pas d'être nommé un Homme.
La traduction en anglaise de ce poème figure à l'entrée de l'immeuble de l’ONU à New York.
Zitat von jipe am 20. April 2026, 5:38 UhrLe vase brisé, Stances et poèmes, René-François Sully Prudhomme
Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut l’effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.
Le vase brisé, Stances et poèmes, René-François Sully Prudhomme
Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut l’effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.
Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.
Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.
Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;
Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.